L'efficacité de l'hypnose est-elle scientifiquement prouvée ?

Mis à jour : 10 mai 2018



Considérée comme la mère des thérapies, l'hypnose et ses potentialités surprenantes intéressent les scientifiques depuis le 19e siècle, époque où elle était déjà utilisée en psychiatrie. Des centaines d'études ont été menées, tant dans le domaine clinique que dans le domaine des sciences cognitives. Leurs résultats ont permis d'asseoir une crédibilité scientifique pour l'hypnose.


Elles ont pu mettre en évidence les effets de l'hypnose sur le cerveau, soit une activation de réseaux internes (conscience de soi), une baisse de réseaux externes (conscience de l'environnement) et la modulation de circuits cérébraux de la perception de la douleur.


En avril 2000, une étude menée à Boston par l'anesthésiste Elvira Lang sur 241 patients révèle les effets positifs de l'hypnose sur le niveau de la douleur, le niveau d'anxiété, la consommation de médicaments, la fréquence des complications et la durée des interventions.


En 2002, l'étude de Marie-Claire Gay, Pierre Philippot et Olivier Luminet démontre que l'hypnose réduit la douleur ressentie par les patients de plus de 50 % en quatre semaines. La relaxation produit un effet moindre (30 %) et il lui faut huit semaines pour l'obtenir. Ces résultats suggèrent que l'hypnose ne peut être ramenée à un effet placebo, ni à une simple relaxation.


Plus récemment, en 2015, Bruno Falissard, chercheur à l'Inserm, et son équipe ont évalué l'efficacité de l'hypnose dans la prise en charge de plusieurs pathologies. Leurs études, basées sur les résultats de 52 essais cliniques, ont notament révélé l'efficacité de l'hypnose dans le syndrome du côlon irritable et dans le cadre de l'hypnosédation (anesthésie), où son action a été estimée dans des actes aussi variés que l'extraction de dents de sagesse, la biopsie de sein ou l'interruption de grossesse (la consommation d'antalgiques et de sédatifs avait été réduite lorsque les médicament étaient associés à l'hypnose).


Dans la vidéo qui suit, Marie-Elisabeth Faymonville, Anesthésiste-réanimateur au CHU de Liège, explique très bien certains bienfaits de l'hypnose, technique qu'elle utilise depuis 1992, notamment dans le service des grands brûlés et en oncologie.





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